Sans maîtrise du récit, la présence sur les IA n'est rien
Avocats, agences, e-commerçants : l’élément clef de votre référencement IA n’est pas, seulement votre présence, mais ce que l’IA restitue de vous.

Antoine HeftlerCo-fondateur
Chaque vendredi, je reprends ici ce dont nous avons parlé sur LinkedIn pendant la semaine : un sujet que je creuse un peu plus loin, puis l’essentiel des autres, avec le lien vers chaque post pour prolonger la discussion.

Pirelli
L’édito
« No matter how prominently we show the links, users won’t click. »
J’ai cité mardi cette phrase d’un ingénieur d’OpenAI, tirée du mémoire des éditeurs de presse contre OpenAI et Microsoft. Jeudi, j’ai parlé d’une enquête Viavoice pour le Conseil national des barreaux, menée auprès de 1 000 clients d’avocats : un sur trois a déjà demandé à une IA de l’aider à choisir son avocat.
Les deux décrivent le même déplacement. Le choix d’un avocat reposait sur le bouche-à-oreille, les annuaires et les classements ; il passe désormais aussi par une réponse rédigée par une machine, que le client lit sans forcément cliquer plus loin.
C’est le terrain de notre prochaine analyse chez ResonanceMetrics. Nous allons regarder, sur les cabinets parisiens, qui apparaît dans les réponses des IA et surtout ce qu’elles disent de chacun : les spécialités qu’elles retiennent, les sources sur lesquelles elles s’appuient, la façon dont elles reformulent la promesse du cabinet.
Si vous travaillez en agence ou dans une équipe marketing, remplacez « avocat » par « agence », « cabinet de recrutement » ou « logiciel de paie ». Le dirigeant qui demande à ChatGPT quel prestataire choisir lit une réponse où votre nom sort en deuxième position, accompagné de « solide, mais plutôt adapté aux grands comptes ». Vous êtes visible, et vous venez de perdre ce client.
Nous cadrons encore les questions de l’analyse avec des avocats : cession d’entreprise, licenciement d’un cadre, divorce avec patrimoine… Si vous en êtes un, ou si vous en conseillez, dites-nous lesquelles comptent pour vos clients, en commentaire du post ou en répondant à ce mail.
Les autres sujets de la semaine
L’actu : Google ouvre le paiement dans AI Mode aux boutiques Shopify. Les marchands américains l’ont appris par e-mail : leurs produits peuvent maintenant être achetés directement dans la réponse, avec Google Pay. Votre client paie sans ouvrir votre page produit, et votre flux devient la seule vitrine qu’il voit. → Le post
L’actu : la mise à jour anti-spam de septembre vise le contenu produit en masse. Parmi les premiers sites qui reculent, beaucoup ont misé sur des pages générées par IA à la chaîne. La valeur se déplace vers ce que votre marque est seule à savoir : un prix, un cas client, l’avis d’un expert maison. → Le post
La lecture : Empire of AI, de Karen Hao. Environ 260 entretiens pour raconter OpenAI de l’intérieur, et surtout les contradictions de fondateurs qui craignent l’AGI tout en voulant la construire les premiers. Ça se lit comme un roman, dont nous sommes un peu tous les personnages. → Le post
Le pas de côté. Chaque fois que Google vous demande de cliquer sur les passages piétons ou les feux rouges pour prouver que vous êtes humain, vous entraînez ses algorithmes de reconnaissance d’images. Vous travaillez pour l’IA depuis des années, sans fiche de paie.
L’analyse des cabinets parisiens avance : je vous raconterai ici ce que nous trouvons, dès les premiers résultats.
Et en attendant, si vous voulez discuter GEO, vous pouvez caler une viso ici :
Antoine Heftler
PS les plus chevronnés d’entre vous auront reconnu dans le titre une référence à une pub de Pirelli des années 80, the good old days of advertising. A revoir ici